Dans les coulisses du Congrès

Ils sont des dizaines d’acteurs de l’ombre à arpenter d’un pas assuré l’arrière-scène du Congrès, pour que la machine tourne rondement, pour que la magie opère.

« Préparer un congrès n’est pas une affaire simple, explique Mireille Faucher entre deux appels au secrétariat général. Il y a la logistique, le camp de vacances des enfants, les soirées, l’affectation des ressources, la réaffectation des ressources… »

La liste continue à défiler, une réponse en soi à la question : « Depuis combien de temps les préparatifs sont enclenchés? » « Depuis des mois! Il faut signer les contrats et faire les réservations assez tôt », poursuit Mireille Faucher.

Dans les couloirs, Marie-Josée Turgeon court littéralement du secrétariat général vers la salle des communications. Marie-Josée s’occupe de la logistique du Congrès. À la question : « Quelle fonction est la plus importante? » elle répond : « Toutes les fonctions sont importantes, c’est un travail d’équipe! »

Gabriel Danis, quant à lui, fait partie du Comité de synthèse et d’ordre du jour, dont le rôle est de synthétiser les propositions afin de simplifier le débat et le vote sur les grandes orientations.

« On part du deuxième cahier synthèse des recommandations et on suit en temps réel les cinq commissions pour faire un nouveau cahier, explique-t-il. À une époque pas si lointaine, il fallait attendre que les commissions se terminent, qu’on ramasse toutes les notes dans chacune des commissions et qu’on analyse le tout. Ça pouvait se terminer à 2 heures du matin! Maintenant, on suit les travaux en temps réel! »

Assis dans la grande salle du Congrès, Patrick L’Écuyer, du Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs, explique le fonctionnement du Comité d’élection. « Le Comité surveille le déroulement de l’élection et, avant tout, s’assure que les règles sont respectées et qu’il n’y a aucune irrégularité. Le processus doit répondre à des standards précis. Par exemple, à 10 heures pile, lorsque le vote se termine, on doit fermer les portes et seules les personnes présentes dans la file peuvent voter. Ensuite on procède au dépouillement », conclut-il.

Marc Daoud, journaliste La Riposte