Exit le charbon!

Le Fonds de solidarité FTQ amorce une importante transition verte qui devrait s’échelonner sur un certain nombre d’années. Il y a quelques mois, il en a fait l’annonce à ses actionnaires, en insistant sur un aspect fondamental : le respect des travailleuses et des travailleurs, tant sur le plan de la création et du maintien des emplois que sur celui du rendement de leurs placements en vue de leur retraite.

En plus de se retirer de l’un des secteurs énergétiques les plus polluants, le Fonds a inscrit dix entreprises du charbon sur sa liste des titres exclus.

« Le Fonds de solidarité est un fonds d’investissement socialement responsable qui compte plus de 645 000 actionnaires, des travailleuses et travailleurs de partout au Québec. Les 25 à 35 ans sont de plus en plus représentés parmi les actionnaires et, pour eux, c’est une préoccupation majeure d’investir dans des énergies renouvelables », explique Langis Beaulieu, représentant du Fonds de solidarité pour la CSQ.

Soulignons que le Fonds a adhéré au CDP (Carbon Disclosure Project), un organisme indépendant à but non lucratif qui agit comme intermédiaire, à l’échelle mondiale, entre quelque 800 investisseurs institutionnels et des entreprises. Ces entreprises s’engagent à inventorier et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles déclarent, par exemple, leurs niveaux de risque et leurs plans d’action.

Par ailleurs, le Fonds a mis sur pied un comité qui devra se pencher notamment sur les cibles de réduction de gaz à effet de serre de son portefeuille, au cours des prochaines années, et sur les secteurs d’investissement à privilégier ou à abandonner.

Karine Lapierre, journaliste La Riposte