Louise Chabot demande la tenue d’états généraux sur le syndicalisme

Dans sa dernière allocution à titre de présidente de la CSQ, Louise Chabot a réitéré son souhait de voir la tenue d’états généraux sur le syndicalisme au Québec.

« Une telle rencontre pourrait rapprocher les centrales syndicales, renforcer nos liens pour nous recentrer sur notre mission sociale, a-t-elle lancé aux congressistes. J’espère vraiment qu’un tel événement aura lieu bientôt, dans notre intérêt à toutes et tous. »

Depuis son élection à la présidence, Louise Chabot milite pour un renouveau syndical et une meilleure collaboration entre les forces syndicales au Québec. Selon elle, deux voies s’affrontent présentement : un syndicalisme corporatiste ou un syndicalisme solidaire et collectif.

Louise Chabot mentionne qu’au cours des dernières années, plusieurs mouvements collectifs ont vu le jour et apporté des changements concrets dans la société, comme le mouvement #MoiAussi (#MeToo) contre les violences à caractère sexuel. « Pendant des décennies, on a traité la situation comme un problème individuel, jusqu’au jour, récent, où elles ont dit collectivement : « C’est assez! » La magie a pu se produire. L’action collective a changé la face de la société », a soutenu la syndicaliste de longue date.

Louise Chabot quittera la présidence de la CSQ au terme du Congrès avec le sentiment du devoir accompli. Elle invite l’ensemble des membres, des personnes déléguées et des représentantes et représentants à « continuer à rêver la CSQ de demain, à la faire grandir et à pousser les portes de son avenir ».

Mathieu Morin, journaliste La Riposte