Pour une plus juste représentation syndicale des femmes

Le Programme d’accès à l’égalité syndicale (PAES) vise à éliminer les obstacles qui freinent la participation des femmes à la vie syndicale. Il met en place des mesures ayant pour objectif de ne pas exclure ou désavantager les femmes, incluant des changements de politiques, de procédures, de règles ou de méthodes de travail.

La petite histoire du PAES

Constatant que les femmes sont sous-représentées dans les postes décisionnels de la Centrale, le Comité de la condition de la femme de la CSQ demande, au tournant des années 1980, deux enquêtes sur le militantisme, qui confirment la sous-représentation des femmes.

À la lumière des résultats, le Congrès adopte, en 1984, des mesures pour favoriser la participation des femmes dans les instances et décide d’étendre l’enquête à tous les paliers de l’organisation.

En 1994, dix ans après l’adoption des mesures, force est d’admettre qu’elles ne produisent pas les résultats souhaités. Une nouvelle recherche, menée en collaboration avec l’UQAM, confirme les résultats des enquêtes précédentes, soit que les pratiques syndicales ne favorisent toujours pas l’implication des femmes. Le Conseil général adopte alors le Programme d’accès à l’égalité syndicale.

Comment arriver à une meilleure représentation des femmes?

Plusieurs initiatives peuvent être mises de l’avant pour favoriser la participation des femmes à la vie syndicale. Pensons notamment à l’adoption d’un PAES sur le plan local, à l’offre d’une plus grande place aux revendications des femmes dans la vie démocratique, au marrainage, aux répondantes locales de la condition des femmes, à l’ajustement annuel du rapport hommes-femmes des délégations ou à la conscientisation des présidences d’assemblée à faciliter les interventions féminines.

Des outils sont mis à la disposition des syndicats, dont le dossier PAES sur le site de la CSQ, une trousse d’animation (versions papier et électronique), des dépliants de même que le document bilan du PAES présenté aujourd’hui. D’autres outils s’ajouteront éventuellement.

Karine Lapierre, journalise La Riposte